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RDC: Réorganisation de troupes rebelles dans l’Est, la société civile Déplore le non respect des engagements.

Dernière mise à jour : 31 juil.



L’apport de la communauté internationale dans la résolution de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC suscite des interrogations au sein de la société civile.


Alors que les processus de Washington et de Doha exigent le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et la cessation des hostilités sur différentes lignes de front dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, la société civile déplore la réorganisation et le déploiement des troupes rebelles sur le terrain.


« Nous constatons la mauvaise foi parce que la rébellion de l’AFC-M23 continue à faire des recrutements forcés sur le territoire congolais. Hier, ils ont clôturé la formation de plus de 9000 jeunes enlevés de force. Ils sont toujours en train de s’organiser, mais nous, du côté congolais, nous continuons à croire à un processus de paix sans offensive », a martelé Josué WALAYI, membre de la société civile du Nord-Kivu.

Cette action traduit un non-respect des engagements, souligne Josué WALAYI, qui demande aux autorités militaires et à leurs partenaires de poursuivre la protection des civils et la défense de la patrie.


« Il est ici question d’engagements non respectés. On ne va pas toujours continuer à respecter le processus de paix pendant que les personnes avec lesquelles nous sommes en train de mener ce processus se battent dans le territoire de Masisi. Le mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu est foulé aux pieds par le Rwanda à travers la rébellion. Les troupes rwandaises ne sont pas encore retirées du territoire congolais comme l’exige Washington. On se pose la question: quelle est la force de la communauté internationale ? Est-ce que le Rwanda est plus fort que cette communauté internationale ? Ou alors c’est nous qui n’arrivons pas à organiser notre armée sur le terrain pour nous battre ? Parce qu’on ne pourra pas continuer à subir des agressions et rester passif face à cette agression.

Nous demandons à nos Forces Armées de la République Démocratique du Congo de continuer à défendre la patrie et à protéger les populations civiles », a martelé Josué WALAYI.


Rappelons ici que le gouvernement a annoncé il y a peu le début du dialogue national inclusif pour mettre fin à la crise sécuritaire et politique en RDC.


Le 24 juillet 2026

Fiston ISSEMWAMI/ Ivone Amuri

 
 
 

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